Innocence textuel

24.04.08

15.Dialogue entre deux anges

Une jeune fille et un jeune homme marche sur une route cabossé, étrange endroit que ce paysage, noir et desordonné. Le jeune homme marche rapidement et la jeune fille trottine pour le rattraper. Elle prend la parole.

~ C'est drole parce que tes yeux sont grand. J'dirais meme un peu trop grand. Et qu'est-ce qu'ils sont bleus... Je dirais meme un peu trop bleus. Tu me racontes une histoire, dit ?

Chut, Lulabulle,chut... Si tu te concentres trop sur moi, alors il sera trop tard. Prend ma main. Comme une pierre, dure et froide, prend là et ne dis plus rien. Suis moi sur le chemin de la couleur et quittons cet endroit sale.

Mais cet endroit, moi je l'aime ! C'est ici que je me sens le mieux, dans le sale, parce que ça va bien avec ma peau toute blanche toute belle, hein dit? Tu trouves pas? Et d'abord, j'ai pas envie de me taire, parce que c'est toi qui as trop parlée et tu m'as donnée envie de te répondre. Mon petit papa, racontes moi une histoire!

Je ne suis pas ton papa, Lulabulle! Et je ne connais que des histoires qui font bouger les larmes, et trembler ton menton, je ne connais que des histoires pour les petites filles pas sages, ou trop coquines, parce que nous sommes ici. Si nous allions vers le chemin de la couleur, alors je te raconterais les jolies choses, peuplés d'herbe fraiche et de fruits rouges qui te sucrent les lèvres. Les histoires qu'on a oublié. Tu ne t'en souviens pas, et moi non plus. Si nous allions vers le chemin de la couleur, tu guerirais et je pense qu'au fond de toi tu le sais simplement tu fais expres de jetter sur ton coeur les cailloux de l'oubli. Et la maladie qui aggrave tout... Moi je t'aime, malade ou pas je t'aime.

Tu me dit pas je t'aime, petit papa!

Je ne suis pas ton papa.~

Le jeune homme arrete de marcher, et regarde la jeune fille droit dans les yeux. Les poings du jeune homme se serrent un peu plus et la jeune fille tressaille.

~Mais je veux un papa! Qui m'offre des nounours et des noeuds pour les cheveux. Ils sont jolis mes cheveux hein? Quand je les regardais à travers le soleil avant, ils étaient tellement brillant, on aurait dit de l'or ! Mais ici, le soleil, on le vois meme plus.

C'est pour ça qu'on doit y aller... Tu me manques petite Lulabulle. Allez suis moi et marche plus vite. ~

Tout deux repartent sur cette route sale ou la neige noire tombe doucement.

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19.04.08

14.Le pays des autres

C’était dans le pays froid, celui des petites filles câlines et des anges haut dans le ciel. Le pays ou Elise est né . D’une mère laide et vieille, une bonne femme de la campagne. D’un père violent et affreux, la si jolie Elise qui reste dans sa chambre assise en tailleur. Elise qui n’avais pas d’amis, Elise. La petite Elise si noire si seule. Tout les vieux à la foire aux enfants, Elise qui n’as pas le droit de se rendre au village, inconnue du monde qui veux la connaître. Son père rentre dans la petite pièce au mur recouverts de tapisserie rose et ancienne, une petite Elise assise en tailleur les mains levés, des gestes lents et angéliques, sa voix douce qui s’élève. Des prénoms, des amis, Caller, Jick, Lertelle et Salauna. Le père furieux qui se précipitent et la frappe au visage. Ses grands yeux bleus avides de découvertes qui vois le sang couler sur sa robe de nuit blanche, mais Elise que fais-tu ? Mais ma maman m’as dit de ne pas de dire oui ! Mais Elise ! Mais reviens Elise! La voilà partie seule, accompagné de Jick, Caller, Salauna et Lertelle. Dans le pays ou le jour ne se lève jamais, là ou la neige est vierge de trace car la neige glacial souffre et hurle c’est Elise qui s’enfuis dans la nuit. Ses petites jambes qui s’agitent, son souffle qui va vite, ses cheveux blond qui s’envolent … Ne te réjouis pas trop vite Elise, c’est les petites filles câlines dans leurs habits transparents et leurs boucles brunes qui sont heureuses, toujours un doigt dans la bouche, elles n’aiment pas les étrangères encore moins les petites filles blondes au teint pale qui saignent de la bouche. Elles lui montrent des choses à Elise , et c’est la peur qui arrivent sur son char noir immense et paralysant. Elise se cache . Elise attend. Elise en a trop vu . Elle reprend sa route et vois la neige blanche … elle ne connais pas cette neige cette reine blanche, et décide de s’en aller ! Son cœur veux exploser et elle veux s’en aller. Un pas… Un petit pas, puis un deuxième . Un hurlement. Un horrible hurlement qui sembles émaner de l’étendue blanche, Elise sursaute mais bientôt ce son lui plait, elle continue son chemin, sa robe de nuit qui vole et ses petites mains levés, des gestes lents et angéliques, sa voix douce qui s’élève.

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14.01.08

13. Ambiguitée

Quand j'étais petite, je m'imaginais pas forcement ce que j'allais faire plus tard. Les autres gamins, à l'école du coin de la rue, c'était toujours les mêmes rêves. «Chanteuse !» ou encore «Footballeur...» et parfois le plus ambitieux «Docteur m'dame!» . Et moi, c'était toujours « Je sais pas ... pas du tout! » . Alors, les maîtresses me regardaient bizarrement . Une enfant qui n'as pas de rêves? Mais ou ça la mèneras ?

Nulle part. Que je voulais leur répondre.

Alors, je sais pas, c'est sans doute parce que je n'ai jamais eu de grandes ambitions que je me suis retrouvée là. Là, c'est à dire, la ville. Oui, je suis comme ça moi, j'aime la ville ! Une maison ? Oh, j'en ai bien une mais c'est tellement plus passionnant de rester dehors avec des gens que j'aime... à l'adolescence, qui je pense n'est peut-être pas totalement achevée dans ma tête, ou bien est-ce l'enfance? on n'a pas cessé de me répéter que j'devrais travailler pour réussir car la vie n'était pas fondée sur une utopie mais bien fondée sur une chose dur, très dur et compliquée, oh si compliqué. Hors, les personnes qui me disaient ça à longueur de journée étaient bien installés au chaud dans leurs fauteuils moelleux, la tasse de café à coté, dans leurs bureaux miteux qu'ils décoraient avec des photographies de chevaux sur la plage. Ils pensaient à leur payes exorbitantes pour la fin du mois. C'est bien simple, ils me dégoûtaient ces chiens.

                                                            Mais t'aurais fait quoi toi ?

Bon, Alice ne vas pas tarder, j'attends donc avec impatience le moment de me jeter dans ses bras tendre, sentir sa douce chevelure effleurer ma joue. En attendant je reste là, assise en tailleur, rêveuse.

                                                            Toujours?

J'suis pas sensible au regard des gens. Ces personnes. Et la foule autour de moi ; j'y suis habituée. Pas commune, je suis. Originale, excentrique, pas normale certains osent affirmer. La normalité existe-t-elle ? Culture différente, vêtements différents, façon de voir différente, habitudes différentes, et ça y est nous sommes des bêtes de foires. Cirque ! Leurs regards amusé, ou leur mépris coulent sur moi et finissent dans ces putains de caniveaux. J'ai grand plaisir à me dire que rien ne m'atteins, même si au fond ça n'est pas le cas. En surface, je me fous de tout ça car j'ai des personnes sur qui compter et qui me comprennent parce qu'ils vivent la même chose au quotidien. Ces personnes, qui peuvent me lâcher à tout moment, je profite d'elles et de leurs présence si précieuse un maximum. Peut-être que ce sont de véritables amis après tout? Pourquoi, pourquoi pas?

Ma cigarette arrive à sa fin et je passe une main dans mes cheveux à ras. J'ai été prise d'une envie furibonde l'autre soir, mes longs cheveux bruns m'exaspérait alors j'ai tout rasé avec l'aide de Corentin. Finalement, c'est pas plus mal, les gens me prennent pour un gars, pourtant j'ai bien les traits féminins et ma poitrine n'est pas des plus plates... Être androgyne, ça me plait bien . Je prend ma guitare et opte pour un morceau très doux. Mes doigts glissent sur le manche, que j'aime ça. P'tetre une passion. Enfin, après une attente toute en mélodie, Alice la candide arrive accompagnée de Charles, Lilas et Tam' (on a jamais su son vrai prénom) . « Ou est Corentin? » que je demande. Il t'attend. Il t'attend. Coretin m'attend. Pour de vrai? Je vous dis, Corentin et moi ... C'est froid, mais c'est beau, c'est torride mais c'est violent. C'est Corentin et moi . A peine le temps de déposer un doux baiser sur les joues de chacun, me voilà repartie. Mes Rangers cogne sur l'asphalte, je marche vite, je ressens déjà dans mon cœur une angoisse évidente. Je serre le poing, comme prête pour la bataille, mais cette bataille là sera plus passionnée tout de même.

Il t'attend, il voulait te parler.

Il est au hangar. Il va pas bien.

Tu devrais te pressée, il voulait

vraiment te parler, Anne.

Lilas a prononcé ces mots. D'un coup. Lilas, le charme en personne, romantique et noire, le coté obscure de l'amour. Des corsets, de la dentelle, des voiles, elle porte son cœur en cage. Ou est-ce Charles, son feu sa flamme qui le lui portes? Charles, cet âme en perdition beaucoup trop sensible pour un seul homme, petit Charles, petite lueur au bout du chemin triste de Lilas... Les anges. I wish I had a angel, Nightwish. Je les envies. Sur ma route mon regard se perd mais j'atteint enfin ma destination finale. Le hangar, lieu de nos soirées folles, de nos nuits de débauche et de nos journées trop lasses, de notre vie.

J'y entre doucement, il fait froid et ma courte jupe écossaise ne fera sûrement pas l'affaire. Puis je l'appercois. Oh ... Why is he so charming? Je m'cogne au mur mais tant pis, c'est lui que je veux, rien que sa haute silhouette masculine et son air de gamin abandonné me fait frissonné de mes petits pieds jusqu'au sommet de mon crâne . Si laid. Comment peut-il ... Corentin ! On ne se dit pas bonjour. On ne s'embrasse pas. On s'entretue, on se dévore. Des yeux, mais pas que de ça. Percutant, c'est-ce qu'il est, touchante, c'est-ce qu'il pense que je suis. Mais je ne suis rien. Un robot, une machine. Coin-Operated boy (girl?), Dresden dolls. Puis c'est un torrent de mots, il est toujours comme ça Corentin, mélangeant des choses, le mutisme puis la vallée de ces mots, de ses mots, et moi j'aime ça car il bouche mes trous à moi qui ne sais pas parler, jamais. Il raconte qu'il ne se sens pas, plus, qu'il a besoin de moi et que je ne suis surement pas la femme de sa vie, mais la femme tout court. Moi, je serre encore plus les poings. Et les yeux. Et le cœur, en dernier. Je voudrais le cadenassé, ce putain de cœur. Va crever!

C'est sur de moi, surtout sur lui que je suis

Près de son souffle, je sens l'acide l'asphalte

Près de sa main, je sens le sang mais sans...

lui

Là, là, ne pleure plus mon petit, Maman est là ... Le prendre contre mon sein, s'allonger sur le vieux canapé défoncé, l'embrasser dans le cou mais il m'énerve! Calme toi, Corentin, je t'ordonne de te calmer, je suis Dieu, je suis Anne. Fais moi l'amour. Il le fait. Griffe moi. Il le fait. Anne? Je suis là. Il me grimpe dessus, me souffle dans le cou, m'enlève mes porte-jarretelles mes résilles, ma dentelle de culotte, doucement pas doucement, ses longues mains blanches me caressent puis violemment me pénètrent, c'est bon c'est cru, pas un sourire, des cris, c'est Corentin mais c'est moi, lui ou moi. Closer, Nine inch nails. Froid, bouillant, tout à la fois c'est un maelstrom d'émotions qui nous submerge et voilà, on se déversent l'un dans l'autre, n'est-ce pas beau ? Il lâche tout. C'était bon. L'un contre l'autre, reste encore, je t'aime, plus loin. On s'endors

Je m'endors... J'suis pas ce qu'il faut etre,

Je, ne m'enviez pas. Haissez-moi.

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