20.10.07

10. Découverte

Hermaphroditte se suffisait à lui-meme. C'est simple. Il (et elle) se considerait comme son ame-soeur. Il était ce qu'on pourrait qualifier de Ladyboy. Un être, peut-être humain, autant femme qu'homme. Et cela lui plaisait grandement. Jamais elle n'avait ressenti le besoin d'aimer autre chose qu'elle. Ses bras maigrelets lui plaisait, ses seins bombés la faisait mourrir d'excitation, il aimait se palper ses fesses musclés et toucher son sexe d'homme qui cachait derrière quand-même un petit pubis ainsi qu'un clitoris et un vagin. Avec tout cet attirail, jamais il n'a ressenti le besoin d'aller  se donner du plaisir avec le corps de quelqu'un d'autre. Physiquement, Hermaproditte s'aimait tellement qu'elle pouvait rester des heures à s'admirer. Il n'avait , de toute sa vie, jamais trouvée quelqu'un à la hauteur de sa beauté surhumaine. Du moins c'est ce qu'elle pensait. Elle aimait son long visage ovale, ses grands yeux vert et sa flamboyante chevelure rousse. Elle idolatrait ses lèvres pulpeuses et ses pomettes rehausser. Il cherissait son lou cou pale, et son corps maigre au possible, portant par ci par là divers grain de beauté. Mentalement maintenant, cette créature se qualifiait de philosophe, de calme et posé, de reflechie, de mature, de gentils quoiqu'un peu cruel parfois, de narcissique, d'égoiste, d'intelligent... Bref, là encore, Hermaphroditte se trouvait parfait. Elle était conscient de ses defauts, et il les acceptait, se disant que la nature humaine était ainsi faite avec une grande part de bonté et une grand part de cruauté,et que pour se tenir en vie il fallait mettre en pratique ces deux parts. Ah, oui, vraiment, Hermaphroditte se suffisait à elle-même. Jamais il n'avait rencontrée d'être humain capable de la faire pleuré, de lui faire ressentir l'amour ou même la haine, ou ne serait-ce que de le faire réagir à propos de je ne sais quel fait divers recent. En fait, elle était neutre face aux autres. Il les trouvait tellement fade, sans saveur, tellement pareils, si ininteressant et trop peu originaux. Il fut une époque (fort lointaine je l'avoue) ou elle était vivante de ce coté là. Oui, elle parlait, était même très bavard. Il discutait avec animosité , et ce avec tout le monde. Simplement tout cela l'a lassé, parce que les autres était mou. Trop mou. D'une molesse incroyable. Etait-ce parce qu'il n'était pas femme, ou même homme, et que ceux qui ont le droit de se définir comme tel ne parlent de manière vivante qu'a des gens de la même sorte ? En tout les cas, Hermaphroditte se réduit à ne plus ouvrir sa bouche, ne serait-ce que pour prononcer ce mot si beau qu'est 'Oui' . Elle se mis à devenir indifférente à ce qui l'entourait, à oublier la beauté de ce monde car les gens qui l'habite l'en avait degoutée. Elle était comme un légume, mis à part le fait qu'un légume ne pense pas. Hermaphroditte pensait, il pensait même beaucoup trop, mais elle était dans un état vegetatif par rapport aux êtres humains.

Et tout ça n'a pas cessé jusqu'au jour ou , alors qu'elle était tranquillement installé dans son gigantesque salon (elle était alors en train de coiffer sa très longue chevelure flamboyante devant son grand mirroir), la fenêtre ouverte, quelque chose de très blanc entra dans un bond majestueux. Hermaphroditte eu alors une révélation gigentesque. Elle hurla. Elle hurla car elle avait eu peur. Et la peur était un sentiment qu'elle n'avait plus connu depuis le jour ou elle avait cessé d'exister aux yeux des autres et ou elle avait cessé d'apprecier la saveur des sentiments. Mais ce soir là, son coeur avait realisé un bond énorme dans sa poitrine. La sueur avait coulée sur ses tempes et son souffle s'était acceleré de manière prodigieuse. Cette boule blanche l'avait fait faire un bond de surprise. Après quelques secondes ou elle repris ses esprits, il se leva et alla voir la raison de sa frayeur. Il s'agissait d'une magnifique chatte blanche, aux longues pattes agiles et à la langue rose et rappeuse, qui se lechait l'arrière-train avec une telle grace. La chatte ne s'interessait absolument pas à ce qu'il l'entourait, et pas une seule fois elle n'avait levé ses immensses yeux félins vers Hermaphroditte. Ce dernier ne fut d'ailleurs pas au bout de ses surprises. Après la peur, se fut le gout de la haine qui rempli à nouveau tout son etre. Cette chatte était si odieuse de ne pas avoir remarqué la beauté spectaculaire d'Hermaphroditte, si odieuse de s'etre introduite chez lui pour finalement s'abandonné à une activitée si banale que de se lisser le pelage, si vexante de ronronner d'aise comme si elle était chez elle alors qu'elle se trouvait au beau milieu du splendide salon de la princesse et du prince Hermaphroditte...  C'en était trop pour lui. Ses traits se crispèrent, et ses joues rosisèrent au fur et à mesure que la chatte ronronnait. Il s'avanca, de quelques petits pas, mais beaucoup trop grand pour la chatte qui deguerpis par la porte ouverte.

Posté par Blaspheme à 10:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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